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Des mutualisations diversifiées à la MRCT

SOMMAIRE

- Définition
- Exemple de domaines mutualisables
- Utilisation
- Moyens mutualisés
- En savoir plus sur la liste des opérations mutualisées


Parfois délicate à appréhender par le passé, la notion de mutualisation est largement évoquée dans le dernier contrat d’objectifs du CNRS :

« L’ampleur des besoins et la compétition internationale nécessitent aussi de piloter efficacement les implantations, de créer des structures favorisant une mutualisation réelle et efficace au sein de la communauté scientifique… ». « Cette stratégie est primordiale car elle assure le soutien à l’émergence de nouveaux concepts scientifiques et de nouveaux développements technologiques ».

Depuis 2000, la MRCT a encouragé les initiatives de mutualisation au sein des communautés qu’elle anime

Définition [ ]

Une mutualisation technologique « MRCT » consiste à mettre en service, à partager, à exploiter, à développer, de façon optimale et rationnelle, une ressource pour le bénéfice d’une communauté nationale ou régionale dans un contexte interdisciplinaire.. Une ressource technologique peut-être constituée de plusieurs éléments de nature différente qui le plus souvent interagissent et dont l’importance relative peut varier. Il s’agit de ressources matérielles ou immatérielles, constituées d’outils, de méthodologies, d’organisation, de savoir-faire et de compétences théoriques ou pratiques.
Les mutualisations sont conduites en mode projet après une validation par les réseaux et le CORTECH pour des opérations d’envergure, budgétairement significatives ou impliquant une démarche stratégique nécessitant l’aval des instituts de l’établissement.

Ces opérations mutualisées doivent en pratique respecter les caractéristiques suivantes :

    • un engagement des laboratoires d’accueil de l’équipement
    • un cahier des charges de l’opération
    • un plan de financement
    • un plan de formation pour les utilisateurs
    • une charte de fonctionnement fixant les modalités d’accès, de coûts, de maintenance, , etc…
    • un système de traçabilité du fonctionnement et des résultats obtenus
    • un processus de suivi et d’évolution, avec des instances appropriées de conseil et de contrôle scientifique et technique.

Exemple de domaines mutualisables [ ]

Ces mutualisations répondent à des objectifs spécifiques en fonction des besoins des laboratoires et des réseaux de la MRCT qui les ont initiés et qui les mettent en opération. On peut citer en exemple :
- La mise à disposition pour plusieurs laboratoires et disciplines, d’équipements ou d’instruments nouveaux dont les performances offrent de nouvelles potentialités parfois sans équivalent localement, nationalement ou internationalement.
- La mise en oeuvre d’applications ou d’outils conçus ou adaptés par un noyau d’experts dont l’intérêt pour une communauté élargie peut se révéler profitable.
- La diffusion de logiciels très spécialisés dans le domaine de la conception ou de la modélisation qu’il faut déployer à plus grande échelle (par exemple en CAO/FAO).
- La constitution d’’un inventaire collectif pour une ou plusieurs communautés, du transfert de savoir-faire spécifiques ou de veilles technologiques.

Utilisation [ ]

L’utilisation de ressources mutualisées fait l’objet d’une charte qui en précise les conditions : l’accessibilité, la maintenance, un plan qualité, les devoirs des laboratoires-hôtes, les performances garanties, le fonctionnement et les nouveaux investissements.

Dans la plupart des cas, le projet initial est soutenu et valorisé par un réseau de compétences et des actions de formation. Les mutualisations de matériels encouragent l’innovation et les développements R&D dans les laboratoires et s’apparentent souvent à la notion de plates-formes technologiques.

Certaines des mutualisations mises en place au cours de la décennie ont relancé le débat sur les frontières de la sous-traitance au CNRS. Il est toujours utile de rappeler l’intérêt de l’expérimentation innovante qui ne peut se développer sans des services d’experts de proximité de haut niveau (mécanique, cryogénie, électronique, instrumentation, informatique…).

Les actions de mutualisations menées par la MRCT et ses réseaux ont donc pour but de rendre des outils modernes accessible au plus grand nombre afin de faciliter le travail au quotidien, d’éviter de réinventer des processus ou des modes opératoires et de favoriser l’émergence de collaborations au-delà des thématiques de chacun par le partage et la pratique autour de réalisations communes.

Moyens mutualisés [ ]

L’analyse des besoins dans les différentes thématiques par les comités de pilotage des réseaux a conduit à des propositions extrêmement variées et originales généralement incluses dans une stratégie établie sur le long terme (exemple avec la stratégie suivi par le réseau des mécaniciens sur le déploiement du logiciel CATIA).
Les grandes classes de mutualisations particulièrement utiles aux communautés sont :

    • Des plates-formes technologiques d’étude ou de réalisation qui fournissent aussi un soutien technique et une assistance sur projets de façon statutaire : plates-formes laser femto, atelier mutualisés ou de prototypage rapide, etc
    • Des machines de réalisation où peuvent accéder des agents habilités et formés
    • Des moyens de métrologie destinés à vérifier, harmoniser, contrôler des équipements ou des réalisations :
    • Des outils informatiques mutualisés
    • Des moyens méthodologiques :
    • Des bases de données sur les équipements, les matériaux, les compétences
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- En savoir plus sur la liste des opérations mutualisées [ ]